Archives mensuelles : avril 2017

Mtivationnis everything…

Few topics concern faculty as much as student motivation. Faculty often worries about students who appear disengaged, who attend classes sporadically or whose laptop use in class seems more directed to Facebook than to the taught material.

All faculty members want students who share their passion for the subject matter, students who are eager to learn and who ask smart questions. However, let’s face the truth: The majority of higher education students are strategic learners whose equations may be summed up as ‘how can I succeed with this course while investing minimal effort’.

What, exactly, is motivation, and how is it triggered amongst learners?

Basically, we distinguish two types of motivation: intrinsic motivation, which is internal and depends upon the learner, and extrinsic motivation, which is external and depends upon other factors. Extrinsically motivated learners are likely to engage in the course for reasons of external rewards, such as grades or recognition. On the other hand, intrinsically motivated learners engage in an activity for the value of the activity itself. These students learn for the pleasure of learning and have a strong sense of self-determination in regards to their educational path. Sadly, as an educational developer, I have often observed that intrinsically motivated students reassure (bad) teachers for the wrong reasons. Indeed, they are independent learners and would probably succeed autonomously.

The challenge higher education faces today is how to successfully motivate strategic students to become intrinsically motivated – not an easy task!

In higher education, there’s a commonly accepted formula to define intrinsic motivation:

Intrinsic motivation (Im) equals self-efficiency (Se) multiplied by expectancy value (Ev). In other words, if students think a task is too easy, the task becomes boring, and if the task is too difficult, the task becomes frustrating. The other parameter concerns the expected value of the given task. Students typically direct their behaviour towards activities that they value and in which they find meaning for their professional future. If not, they may as well be demotivated.

Taking the time to provide students with constructive and individualized feedback when returning tests is an opportunity for further teaching and can empower students with their learning and foster engagement. Whenever possible, I try to make links or, even better, encourage my students to make links between their learning experiences and their professional futures. More than ever, meaning is at the heart of intrinsic motivation and, consequently, at the heart of the learning experience.

 

Motiver les apprenants

Il y a peu de sujets aussi brûlants en pédagogie universitaire que celui de la motivation des étudiants. Les enseignants du supérieur sont souvent désarmés face au manque d’engagement de leurs étudiants. Ce désengagement peut se traduire de différentes manières : absentéisme, accès aux réseaux sociaux pendant les cours, et tout autre activité que l’enseignant perçoit comme n’étant pas en phase avec son enseignement.

Tous les enseignants souhaitent voir leurs étudiants motivés à apprendre, toutefois on constate que la majorité d’entre eux ont une approche stratégique qui se résume par l’équation suivante : ‘comment en faire le moins possible dans ce cours pour réussir le mieux possible ?’.

Mais qu’est-ce que la motivation et comment la stimuler chez les apprenants ?

On distingue deux types de motivation, la première est la motivation intrinsèque qui est interne et dépend de l’étudiant. La seconde est la motivation extrinsèque qui est externe et ne dépend pas de l’étudiant. Les étudiants dont la motivation est extrinsèque vont s’engager dans leur apprentissage dans le but d’obtenir un résultat, une reconnaissance, ou l’approbation d’autrui, l’enseignant ou l’entourage proche. En revanche, les étudiants dont la motivation est intrinsèque s’engagent dans l’expérience d’apprentissage pour le sens qu’ils accordent à celui-ci et non pas pour une récompense externe.  Ces étudiants-là apprennent pour le plaisir d’apprendre et ont développé une auto-détermination d’apprenant indépendant. J’ai souvent pu observer que ces étudiants-là rassurent les (mauvais) enseignants à tort, car en réalité ce sont des apprenants indépendants qui pourraient apprendre en parfaite autonomie. Le défi à relever par les enseignants du supérieur est de réussir à motiver les étudiants stratégiques pour les faire passer de la motivation extrinsèque à la motivation intrinsèque, tout un programme !

La formule de la motivation intrinsèque en pédagogie universitaire est la suivante :

Mi = Cp x Va

La motivation intrinsèque est égale au sentiment de compétence de l’étudiant, telle qu’il le perçoit multipliée par la valeur de la tâche attendue de lui. En d’autres termes, si l’étudiant a l’impression que la tâche est soit trop facile, soit trop difficile, il ne sera pas motivé à l’effectuer, car une tâche trop facile engendre l’ennui et une tâche trop difficile la frustration. L’autre paramètre concerne la valeur accordée à une tâche, si l’étudiant n’y voit pas l’intérêt pour son avenir professionnel et n’arrive pas à faire de liens avec des problématiques bien réelles, il sera là aussi démotivé.

Prendre le temps de donner du feedback de manière constructive et individualisée sur les travaux des étudiants est une manière que j’ai adoptée pour tenter d’augmenter la motivation de mes étudiants. J’essaie également de faire des liens, ou mieux encore de les amener à faire des liens, entre leur expérience d’apprentissage et leur vie professionnelle future. Plus que jamais, la question du sens est au cœur de la motivation, et donc in fine de l’apprentissage !

Viau, R. (2009) La motivation en contexte scolaire. De Boeck

Enseigner n’est pas apprendre!

Enseigner n’est pas apprendre… Il y a un nouveau paradigme dans l’enseignement supréieur depuis les années 90. On distingue en effet 3 grandes catégories de styles d’enseignement et 3 grandes catégories de styles d’apprentissage.

Du côté de l’enseignement :

Certains enseignants sont centrés sur la transmission de leurs connaissances et réfléchissent en termes de contenus et de la meilleure manière de délivrer leur savoir dans le temps imparti. On peut affirmer qu’ils sont dans un mode de transmission linéaire qui s’articule en trois étapes chronologiques, enseigner, apprendre et évaluer. Cette posture est parfois celle de jeunes enseignants du supérieur qui fonctionnent presque en mode survie pour préparer leur cours, enseigner et évaluer. Cette façon de faire évolue parfois vers une posture intermédiaire qui se concentre sur l’organisation d’un enseignement. Les questions que se posent alors les enseignants s’apparentent à celles-ci : ‘Quelles activités intégrer dans mon cours pour obliger mes étudiants à s’engager activement ? Comme puis-je m’y prendre pour éviter qu’ils ne soient passifs ?’ Là encore, cette posture peut évoluer vers une troisième qui ne se préoccupe ni de transmettre ni d’organiser des activités mais qui cherche à optimiser le temps en présentiel avec les étudiants. Les questions que se posent de tels enseignants s’apparentent souvent à celles-ci : ‘Comment vais-je m’y prendre pour m’assurer que mes étudiants atteignent les objectifs d’apprentissage ? Commet va-t-on ensemble évaluer ces nouvelles compétences ?’ Dans un tel cas, si les étudiants sont perdus après 15 minutes de cours, l’enseignant s’arrête et cherche d’autres moyens pour que l’apprentissage se produise.

Du côté de l’apprentissage :

Des études similaires ont été conduites et révèlent trois grandes catégories de styles d’apprentissage: apprentissage de surface, apprentissage stratégique et apprentissage en profondeur.

  • L’apprentissage superficiel est observé chez les étudiants qui cherchent à minimiser leurs effort et investissement personnel ou bien chez ceux qui ne savent pas comment faire autrement qu’apprendre par cœur.
  • L’apprentissage stratégique est observé chez des étudiants certes motivés mais qui n’accordent pas nécessairement beaucoup de sens à leur chemin d’apprentissage. Leur objectif premier est avant tout de réussir leurs études, et cela même si leur apprentissage reste en surface.
  • L’apprentissage en profondeur est observé chez les étudiants qui sont à la fois motivés par la matière et par le sens qu’ils donnent à leur apprentissage. Leur objectif va plus loin que réussir les examens, il vise à de développer intellectuellement et personnellement.

Dans un monde en constante évolution, la capacité à acquérir et développer de nouvelles compétences est incontournable. Notre rôle d’enseignants du supérieur est de créer des occasions d’apprendre et de permettre à nos étudiants d’acquérir des stratégies personnelles d’apprentissage efficaces et durables.

On a trop souvent tendance à oublier que l’apprentissage intervient très souvent en dehors des salles de cours. C’est à la fois rassurant (surtout pour les nouveaux enseignants) et cela rend humble ( même les enseignants chevronnés) … mais prouve une fois de plus que ce qui compte n’est pas enseigner mais apprendre !

https://www.youtube.com/watch?v=iMZA80XpP6Y