Archives mensuelles : février 2017

Powerful Feedback

What is good feedback? Faculty should absolutely rethink the way they give feedback to students. Good feedback should be constructive and as positive as possible, or maybe neutral, but never negative!

Unfortunately, I have often noticed during class observations as an educational advisor that most feedback from faculty focuses on what should be changed or improved rather than on what goes well.

Most faculty members believe that efficient feedback must be critical, highlighting what should or could be improved. However, research in higher education shows that negative feedback has damaging consequences on learning paths, provoking demotivation and a lack of self-esteem. What a pity: giving negative feedback thus creates the opposite result from what is expected.

Thus, what is good educational feedback and how should it be delivered? In my opinion, a good feedback is a teacher’s response to any evidence of learning from a student: oral, written or even gestural. In addition, I believe that constructive educational feedback should respect the 4 rules below:

  • Start with a positive comment. There’s always something positive to point out, even in a very poor student’s performance. Doing so establishes a connection based on mutual trust. As far as I’m concerned, as a teacher, I am fond of the sandwich technique: first a positive comment; second, a more critical one and last, another positive aspect of a student’s performance. Emphasizing what goes well from a student’s perspective encourages both motivation and the willingness to dig deeper!
  • Don’t wait too long to give feedback. When student feedback is given immediately or as soon as possible for written proof of learning (test, exam), students respond positively, and deep learning is fostered. This helps students build confidence and self-esteem as learners. If the feedback comes too late, the moment is lost, and the connection between the feedback and the learning performance is wasted. I would like to take the opportunity to encourage faculty to quickly correct students’ written proofs of learning such as exams or tests. In my opinion, students should receive feedback within a week at the latest.
  • Respect every individual’s learning style. Every learner has a different learning style; some need to be pushed out of their comfort zones to perform better, and others need to be reassured and comforted about their learning potentialities. It’s dreadfully easy to hurt students’ self-esteem and thus damage learning motivation. Teachers ought to be aware of the power of words, which can become a deadly weapon. Any feedback should be warm-hearted and cautious.
  • Providing answers to 4 key questions will help faculty give effective feedback. This will help students know where they stand with regard to their learning paths.
    – What can my student do?
    – What can’t my student do?
    – What is their level compared to that of their peers?
    – How can I help my students improve their learning paths?

Relevant and warm-hearted feedback provides students with powerful insight into their learning paths and allows them to build in-depth knowledge. To conclude, positive and focused feedback fosters students’ deep learning while opening the doors of motivation to study and self-esteem. Giving effective and warm-hearted feedback will give your students the feeling that they can conquer the world!

Hattie (2012) Visible learning for teachers: maximizing impact on learning. Routledge. London

  1. Hattie (2012) Visible learning for teachers: maximizing impact on learning. Routledge. London

Le feedback: une arme puissante

Il est essentiel pour les enseignants de réfléchir à la meilleure manière de donner du feedback aux étudiants. Celui-ci doit être constructif, si possible positif ou neutre, mais jamais négatif.

Malheureusement, lors d’observations en classe, j’observe trop souvent des feedbacks qui se veulent éducatifs mais qui se concentrent uniquement sur les aspects à améliorer. Pourquoi dont la plupart des enseignants pensent-ils que pour être efficace, un feedback doit nécessairement être critique et mettre en lumière ce qui doit être amélioré plutôt que ce qui est correct ? La recherche en pédagogie universitaire confirme que des feedbacks critiques et négatifs sont lourds de conséquences pour les apprenants, avec à la clé démotivation et perte de confiance en eux et en leur compétences d’apprenants.

Mais alors qu’est-ce qu’un feedback éducatif ? Il s’agit de la réponse d’un enseignant envers la performance d’un étudiant de quelque nature soit-elle, verbale, écrite, gestuelle. Il me semble qu’un bon feedback éducatif devrait respecter les 4 points suivants :

  • Commencer par dire le positif: dans toute prestation estudiantine, même catastrophique, il est possible de relever des aspects positifs. Commencer par dire ce qui va bien crée un lien de confiance et permet ensuite de donner des éléments plus critiques et utiles pour améliorer l’expérience d’apprentissage. Personnellement, j’aime bien la technique sandwich, un élément positif, un élément plus critique et à nouveau un élément positif. Mettre l’accent sur ce que l’étudiant fait correctement, permet de le conforter dans une expérience d’apprentissage constructive.
  • Donner un feedback sur le champ ou le plus rapidement possible afin de ne pas perdre le moment magique d’attention de la part des étudiants. Selon la recherche, les feedbacks doivent en effet intervenir rapidement. Mes observations d’enseignante me confortent dans l’idée qu’un feedback qui intervient directement après la prestation de l’étudiant qui a démontré une preuve d’apprentissage est plus efficace pour permettre à ce dernier de tirer des enseignements constructifs. Si nous attendons trop longtemps avant de nous prononcer sur la preuve d’apprentissage, le moment clé est perdu et il se peut même que tout bénéfice du feedback, aussi bien construit soit-il, soit perdu. Cet état de fait devrait être pris en considération par les enseignants pour qu’ils corrigent rapidement toute épreuve, contrôle continu ou examen. Selon moi, les retours devraient se faire d’une fois à l’autre afin de bénéficier de cette connexion entre une preuve d’apprentissage et un feedback d’enseignant.
  • Respecter les besoins individuels des étudiants. Chaque apprenant a un profil différent, certains doivent être poussés en dehors de leur zone de confort pour optimiser leur expérience d’apprentissage, d’autres au contraire ont besoin d’être rassurés sur leurs compétences personnelles. Il est terriblement facile de porter atteinte à la confiance en eux de certains étudiants et de créer des dommages irréversibles pour leur avenir. Il faut être prudent dans le maniement des mots qui peuvent devenir des armes de destruction d’une puissance dramatique. Je recommande donc la prudence et la bienveillance dans tout type de feedback !
  • Se poser 4 questions-clé ! La recherche démontre que les apprenants souhaitent connaître où ils en sont dans leur chemin d’apprentissage et où ils se situent par rapport à leurs pairs. Dès lors, il peut être utile de se poser les questions suivantes afin de donner un feedback utile et constructif :

    – Qu’est-ce que l’étudiant est capable de démontrer ?
    – Qu’est-ce qu’il n’est pas capable de démontrer ?
    – Où en en est-il par rapport au niveau d’apprentissage de ses collègues de cours ?
    – Comment l’aider à améliorer son expérience d’apprentissage ?

Le but du feedback est avant d’améliorer la prestation de l’étudiant dans son chemin d’apprentissage et de lui donner des clés pour bâtir un savoir vivant. Il ne s’agit surtout pas de l’enfoncer dans le désarroi et de susciter perte de confiance et d’estime de soi. Bien au contraire, il me semble qu’un feedback bienveillant et constructif conforte l’étudiant dans la confiance et la volonté de progresser, voire même jusqu’à le conduire à éprouver le désir de conquérir le monde !

  1. Hattie (2012) Visible learning for teachers : maximizing impact on learning. Routledge. London