Archives mensuelles : septembre 2015

Etat d’esprit et réussite

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L’expérience d’apprentissage façonne et conditionne l’état d’esprit des apprenants. Les enseignants  ont parfois tendance à sous-estimer le poids des mots lorsqu’ils commentent les travaux des étudiants. Un petit commentaire en apparence anodin peut en réalité avoir un impact négatif et durable sur toute une expérience d’apprentissage, et cela même si le commentaire est positif. En effet, selon Carol Dweck (Dweck, 2008), professeur de psychologie à Stanford, il est impératif que les enseignants et éducateurs réalisent l’importance d’une distinction entre un commentaire de louange sur le résultat et un commentaire de louange sur l’effort accompli. On a souvent critiqué l’école vaudoise en mutation, EVM, qui a tenté de révolutionner le système éducatif vaudois à la fin des années nonante. A la lumière des enseignements en psychologie cognitive, j’aimerais faire son apologie en ce qui concerne la manière d’évaluer les prestations des élèves. En effet, lorsque des lacunes étaient constatées, la mention ‘en voie d’acquisition’ était alors utilisée. Cela correspond au ‘not yet’ de Dweck et laisse à l’élève la possibilité d’atteindre l’acquisition de la connaissance nécessaire à la réussite scolaire. Ce ‘not yet’ est en réalité l’ouverture pour un étudiant en situation difficile de garder à l’esprit qu’il peut encore réussir en fournissant un travail approprié.
Voici les trois points forts de la nouvelle psychologie du succès selon Dweck :

  • Eviter à tout prix de faire l’éloge de l’élève ou de l’étudiant, en disant par exemple : ‘tu es fort en maths’, ‘tu es doué en langues’, ‘tu es un bon élève’. En réalité, ces compliments sont des phrases qui figent les apprenants au lieu de les stimuler à continuer dans la voie de la prise de risque et de la progression. En effet, ils ont le sentiment qu’ils ne peuvent que décevoir en réussissant moins bien. Ce type de compliments induit un état d’esprit figé dans lequel la progression est assimilée à une prise de risque qui pourrait entraîner une baisse de la reconnaissance de l’intelligence.
  • Reconnaître et valoriser l’effort fourni par l’apprenant, en disant par exemple : ‘ tu as fourni un gros effort pour réussir ton test de maths, et cela a payé’, ou encore ‘ tout le travail que tu fournis te gratifie de bons résultats, c’est remarquable’. Cela laisse la possibilité à l’apprenant de vivre une situation d’apprentissage différente avec un résultat autre, tout en lui donnant la motivation de continuer à fournir du travail et de l’effort. Ce qu’il faut retenir de cet encouragement à l’effort c’est qu’il induit chez l’apprenant un état d’esprit d’expansion et donc de développement de l’intelligence.
  • Lorsque les résultats ne suivent pas, c’est le ‘not yet’ qui va donner à l’apprenant la motivation de se remettre au travail pour chercher à parvenir à la réussite. Un étudiant qui échoue pense qu’il n’est pas suffisamment intelligent pour réussir, lui dire qu’il est sur le chemin de la progression lui laisse une porte ouverte dans son esprit et lui donne l’espoir qu’en travaillant avec assiduité il a des chances de réussir, ce qui est généralement le cas à moins que l’étudiant soit mal orienté. C’est ce que Dweck appelle le pouvoir de croire que l’on peut s’améliorer.

Il s’agit en quelque sorte de mettre une distance entre l’effort fourni, le travail accompli, les résultats obtenus et l’apprenant en tant que personne. L’intelligence n’est pas un trait de personnalité fixe, elle se construit dans les processus itératifs de réflexion, de questionnement et d’assimilation. Le ‘growth mindset’, difficilement traduisible, exprime un état d’esprit en expansion. Face à un problème, il y a deux attitudes possible, ‘suis-je assez intelligent pour résoudre ce problème ?’ reflète un état d’esprit figé,  ou ‘comment vais-je m’y prendre pour tenter de le résoudre qui reflète un état d’esprit en expansion.

Dweck, C. S. (2008). Mindset : the new psychology of success (Ballantine Books trade pbk. ed.). New York: Ballantine Books.

Entrepreneurship at school…

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In a world which is becoming ever more complex, we need to prepare today’s students to be able to confront tomorrow’s problems, some of which do not even exist! Which skills should they be aiming for? And in which disciplines? Which teaching strategies should be used? For which results ?  In which types of courses ? Here are a few essential questions that teachers should perhaps be asking. As far as I’m concerned, a response to these questions could reside in teaching entrepreneurship at school, preferably at a young an age as possible.

According to Patrick Delarive, President, founder and sole shareholder of Delarive group, entrepreneurial spirit exists from a very young age. For example, a 3 years child who builds a fort with living room furniture. However, according to him, school education has too much of a tendency to annihilate entrepreneurial spirit. I share this opinion and have observed how it is more difficult to develop the same skills as an adult. Certain educational schools of thought, such as Maria Montessori or Rudolf Steiner have understood this and their schools make use of teaching which is around self-leadership as a means of learning about the world. It makes you want to get inspired!

Educational scripting of an entrepreneurial course could be structured in three thresholds, the first to learn what entrepreneurship is about, the second to develop an entrepreneurial spirit from a younger age and the third to learn to become a true entrepreneur. A European study (Entrepreneurship at school in Europe, 2012) has shown evidence three dimensions in such curricula:

  • To help students develop the correct attitudes : awareness and self-esteem are the key attitudes and form the basis of all the other aspects of entrepreneurship. It is not as simple as to learn know oneself and even less to develop self-esteem and self-confidence. School plays a double role by either awakening the heart and mind, or by closing one off to oneself, for example by obtaining bad results, failure, or sometimes even fights which have destructive effects deep down. It is necessary to have self-confidence to dare, to try, take risks and to live life and and dream rather than dream one’s life away… and education should allow one to develop the correct attitudes!
  • To lead students to acquire a living wisdom and an understanding of the corporate world. Erich Fromm already mentioned this in how work, haben oder sein (1976), to succeed in your professional like, you must sell yourself and be recognized for your value in the employee market. To this, you must add your basic knowledge of economics and finance, as well as management and human resources.
  • To lead students to acquire communications, technical presentation and planning skies, to which must be added the ability to work in a team.

In my opinion, it is important to cite here Sir Ken Robinson and his advocate for creativity as a fundamental skill to integrate into all school subjects. The educational goals listed in this article are aimed at today’s students to equip them with the ability to create, innovate and open new waves of thought which are different and develop the skills necessary to confront the complexity of tomorrow’s world !

An entrepreneurial-directed approach to entrepreneurship education : mission impossible ? Heinonen & Poikkijoki (2006)

 

 

 

 

De l’importance d’enseigner l’entrepreneuriat dans les écoles…

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De l’importance d’enseigner l’entrepreneuriat dans les écoles… Dans un monde de plus en plus complexe, il faut préparer les étudiants d’aujourd’hui à affronter les problématiques de demain, dont certaines n’existent pas encore ! Quelles compétences devraient-elles être visées ? Dans quels champs disciplinaires ? Avec quelles stratégies d’enseignement ? Pour quels résultats ?  Dans quels types de cursus ? Voici quelques questions essentielles que devraient peut-être se poser les enseignants. Selon mon point-de-vue, une réponse à ces interrogations pourrait résider dans l’enseignement de l’entrepreneuriat à l’école, et cela dès le plus jeune âge.

Selon Patrick Delarive, Président, fondateur et actionnaire unique de Delarive group, l’esprit entrepreneur existe dès le plus jeune âge, c’est par exemple l’enfant de 3 ans qui construit sa cabane avec les meubles du salon, toutefois, toujours selon lui, le formatage scolaire a trop tendance à annihiler l’esprit d’entreprise. Je partage cet avis et observe combien il est plus difficile de développer des compétences de ce type à l’âge adulte. Certaines philosophies éducatives, telles celles de Maria Montessori ou Rudolf Steiner l’ont bien compris et leurs écoles dispensent un enseignement centré sur le leadership de soi comme moteur d’apprentissage sur le monde. Il devient urgent de s’en inspirer !

  La scénarisation pédagogique d’un cursus d’entrepreneuriat pourrait s’articuler en trois étapes, la première pour apprendre ce qu’est l’entrepreneuriat, la seconde pour développer un esprit entrepreneurial dès le plus jeune âge et la troisième pour apprendre à devenir véritablement un entrepreneur. Une étude au niveau européen (Entrepreneurship at school in Europe, 2012) a mis en évidence que les objectifs d’apprentissage d’un tel curriculum et qui sont de trois dimensions :

  • Développer les attitudes justes : conscience et estime de soi sont les attitudes-clé à la base de tous les autres aspects de l’entrepreneuriat. Il n’est pas si simple d’apprendre à se connaître et encore moins à développer l’estime et la confiance en soi. L’école joue un rôle à double tranchant soit par un éveil harmonieux à cette ouverture du cœur et de l’esprit, soit au contraire par une fermeture et un repli sur soi, par exemple en raison de mauvais résultats, d’échecs, ou parfois même à des rabrouements en apparence inoffensifs mais insidieusement destructeurs dans la profondeur de l’être. Il faut avoir confiance en soi pour oser, se lancer, prendre des risques et vivre sa vie rêvée plutôt que de rêver sa vie… et l’éducation doit permettre de développer les attitudes justes !
  • Acquérir un savoir vivant et une compréhension du monde du travail. Erich Fromm le disait déjà dans ouvrage haben oder sein (1976), pour réussir sa vie professionnelle, il faut savoir se vendre et être reconnu pour sa valeur dans le marché de l’emploi. A cela s’ajoutent bien sûr des connaissances de base de l’économie et de la finance, de même que du management et de la dynamique humaine organisationnelle.
  • Acquérir des compétences de communication, de techniques de présentation et de planification, auxquelles il faut ajouter la capacité à travailler en équipe.

A mes yeux, il est incontournable de citer ici Sir Ken Robinson et son plaidoyer pour la créativité comme compétence fondamentale à intégrer dans tous les cursus scolaires.  Les objectifs pédagogiques énumérés dans ce billet visent à favoriser chez les apprenants d’aujourd’hui la capacité à créer, à innover, ouvrir de nouvelles voies et penser différemment, bref, à développer les compétences nécessaires pour affronter la complexité du monde de demain !

An entrepreneurial-directed approach to entrepreneurship education : mission impossible ? Heinonen & Poikkijoki (2006)

 

qui  objectifs d’apprentissage visés par un cours d’entrepreneuriat sont de 3 ordres, les attitudes, le savoir et les compétences.

Mind – Heart – Desire

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I have just read the book by Otto Scharmer, a lecturer at MIT, on ‘Theory U, leading from the future as it emerges’, and in it I found a source of inspiration for teaching. The Theory U clarifies the theoretical framework of change by giving steps to model the creator who ‘passes the blank page to the emergence of an intuition or a strong intuition, and then a new reality which takes place gradually’. The U theory offers a metaphor to describe the processes of transformation by way of a journey in U. It requires three levels of attention which can be translated into teaching, namely :

  • Alignment of the mind: this level corresponds to a listening phase and a dialogue in order to orientate the attention of the teacher towards the best future potential of the group of student At this stage, the enemy that must be silenced is the voice of judgement. The phase of mind alignment enables the creation of a blank space in which the co-creation of knowledge, together with students, is a source effectiveness as well as joy.
  • Alignment of the heart: this level corresponds to a phase of co-observation which requires the suspension of the voice of judgment in order to objectively observe in a new way. At this stage, the voice of cynicism must be silenced. This is the level of emotional intelligence, which one achieves with emotional intelligence.
  • Alignment of desire corresponds to the step in which the mind is open, the heart is open and desire is open. At this stage one in touch with reality by letting go of what cannot be changed. The voice of fear must be silenced in order for us to be fully in the moment, and to let the future fully emerge and to crystallize within a creative intention.

Open mind, open heart, open desire is required to let go of what cannot be changed, to be in touch with reality and to search of ours, as well as our students, cognitive resources. In my eyes, this is what Vincent Lenhard calls the alliance of the Princes, when the teacher is in touch with the best part of himself so as to get in touch with the best part of his students. This is the teaching role in inverse education, when they become an awakener, companion, and guide on the path of knowledge which is under construction. It seems crucial to me to be aware of which conditions to create for a group or class and to become conscious of the level of attention from which it operates and to decide whether or not to change in order to transform one’s interactions in a profound and beneficial way.
Scharmer, C.O. (2009). Theory U. Leading from the future as it emerges. The social technology of presencing. San Francisco : Berrett-Koehler

Esprit – Coeur – Volonté

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Je viens de lire le livre d’Otto Scharmer, maître de conférence au MIT, sur la ‘théorie U, diriger à partir du futur émergent’, et j’y vois une source d’inspiration pour l’enseignement. La théorie U éclaire le cadre théorique du changement en donnant les étapes pour modéliser le créateur qui ‘passe de la feuille blanche à l’émergence d’une intuition ou d’une intention forte, puis à une réalité nouvelle qui se fait jour peu à peu’. La théorie U propose une métaphore pour décrire les processus de transformations sous forme d’un voyage en U. Elle exige trois niveaux d’attention que l’on peut transposer dans l’enseignement et qui sont :

  • L’alignement de l’esprit : ce niveau correspond à une phase d’écoute et de dialogue de manière à orienter l’attention de l’enseignant vers le meilleur futur potentiel du groupe constitué par ses étudiants. A ce stade, l’ennemi qu’il faut faire taire est la voix du jugement. La phase de l’alignement de l’esprit permet de créer un espace vierge dans lequel la co-création des savoirs avec les étudiants est source à la fois d’actions performantes et de joie.
  • L’alignement du cœur: ce niveau correspond à une phase de co-observation qui exige de suspendre la voix du jugement afin d’observer de manière objective avec un regard neuf. A ce stade, c’est la voix du cynisme qu’il faut faire taire. C’est le niveau de l’intelligence émotionnelle, celui où on accède à l’intelligence du cœur.
  • L’alignement de la volontécorrespond à l’étape où l’esprit est ouvert, le cœur est ouvert et la volonté est ouverte. A ce stade on est relié au réel en lâchant prise sur ce qui ne peut être changé. C’est la voix de la peur qu’il faut faire taire pour nous permettre d’être pleinement dans l’instant, et de laisser le futur émergent se cristalliser dans une intention créatrice.

Esprit ouvert, cœur ouvert, volonté ouverte pour lâcher prise sur ce qui ne peut être changé, être relié au réel et aller à la rencontre de nos sources cognitives et de celles de nos étudiants. A mes yeux, c’est ce que Vincent Lenhard appelle l’alliance des Princes, lorsque l’enseignant est au contact de la meilleure partie de lui-même pour entrer en contact avec la meilleure partie de ses étudiants. C’est le rôle de l’enseignant dans une pédagogie inversée, lorsqu’il devient éveilleur, accompagnateur, guide sur le chemin de la construction des savoirs. Il me semble incontournable de prendre conscience des conditions à créer pour qu’un groupe, une classe, devienne conscient du niveau d’attention à partir duquel il opère et puisse décider d’en changer pour transformer ses interactions de façon profonde et bénéfique.
Scharmer, C.O. (2009). Theory U. Leading from the future as it emerges. The social technology of presencing. San Francisco : Berrett-Koehler

 

Key teaching skills

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Whether it is your first year of teaching or your twentieth, the first meeting with your students is crucial in creating a positive teaching climate and engaging them in an enriching learning experience. I have always been saddened by teachers who begin their first lesson by announcing how difficult their subject is, the expected failure rate or even all the work that will be necessary in order to have a chance of succeeding. On the contrary, I believe that a first lesson should serve to make a commitment to ones students, to promise that if they apply themselves, they will acquire useful skills for their professional lives and that they are aware of how their skills will be evaluated and how to rectify their gaps and weaknesses. I use this keen interest right from the beginning to plant the seeds of engagement, curiosity and willingness to learn.

Through my experience of more than 25 years of teaching, in order to create the ideal learning environment for students, one should accept ‘time wasting’ (which is actually time being far from wasted) and invest the energy right from the first lesson in the following three ways :

 

  • Invest in the teacher-student relationship. Each year, during the very first lesson, I give my students a letter in English in which I introduce myself. The tone is sincere, direct and warm; I say who I am, what I enjoy doing during my free time, the travels which have left their mark on me, and about my family and friends. Then, I ask my students to write me a letter in English as well. It is always a delight to take the time to attentively read the replies and to learn more about my new students. I believe that it is essential to take the time to get to know a little about them before laying the foundations of a positive and trusting learning environment. Far from being a waste of time, this special time forms the foundation of a positive relationship based on trust and mutual respect.
  • Take the time to clearly communicate and to clarify the learning goals. It goes without saying that for the teacher, what is taught is important otherwise it would not be on the syllabus. The reality is that so many students do not understand why this is relevant to their learning experience, and their motivation can be negatively affected. Having students understand the link between ‘real life’ and why it is being taught is a crucial reality. Clearly communicating also enables teachers to address sometimes strong beliefs on how they assume their subject matter is being acquired. Good communication lights the way for teaching and learning and the time invested therein is far from being wasted.
  • Building confidence in oneself, in ones students and in resources Having self-confidence is denying that you are perfect and accepting that you may not succeed at everything the first time. No one is perfect but everyone does the best they can and the learning environment is a fine example of this. Having confidence in one’s students is also allowing them the possibility of taking control of their learning and leaving certain options open to them. I let my students make decisions regarding their learning experience and I trust all of them by having in them a high level of expectation. I clarify my expectations and the level of expectation, but I let them choose the way that suits them the most in order to attain it. I have noticed that every year, I trust technology more and make use of technological resources more and more to enrich my teaching: google+, Facebook, Camtasia, and Moodle are some of them. It is therefore natural that my students are building their own personal learning environment.

The book by Ken Bain (Bain, 2004), ‘What the best college teachers do’ is a collection of 15 years of observing the best teachers. It was through this that I learnt the importance of telling my students everything that my course could offer them…

 

 

Bain, K. (2004). What the best college teachers do. Cambridge, Mass.: Harvard University Press.

 

 

My dream school

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With the upcoming academic year, I allow my mind to wander and dream. Each summer, my train of thought always results in the same dream! Every year, my dream becomes more consistent and structured. I sometimes amaze myself by hoping that my dream could become reality one day. I dream of a different school. My dream school would offer custom-made curricula and timetables adapted to students’ physiological needs. I would love schools to think about developing personal students’ learning environments focusing on personal skills rather than on rote learning …In today’s world which is becoming more and more complex, students must be taught in order to be able to confront situations and issues which do not exist yet. My dream school would invest in programs to prepare students to overcome this challenge. Here’s how:

  • (Self-)leadership: teaching how to respect self and others as a key learning. In my opinion, understanding and integrating what the Dalai Lama calls the three R’s of life (Bstan *dzin rgya & Hopkins, 2006) is a key learning. The three R’s stand for: Respect for self, Respect for others and Responsibility for your actions. Self-leadership is a basic but fundamental skill for building a harmonious life and taking responsibility for one’s choices and actions so as to have a positive influence on one’s environment. To lead others, one should begin to develop inner leadership. Developing a strong sense of self-respect can help fulfill potential, develop healthy relationships, and make everyone see a person who is worthy of respect. To truly respect self, then we have to accept who we are, and work on becoming the person we always dreamed of becoming.
  • Metacognition:What distinguishes human beings from other mammals is metacognition, meaning their ability to reflect on their mental processes. Nothing new though, indeed John Dewey developed the concept of reflexivity last century, we do not learn from our experience but by reflecting on what we have done and thus understanding how our brain works.  We should definitely teach students how to observe their thoughts, without being judgmental and accepting brain activity as an uninterrupted living wave. My dream school would look for ways to lead students to effectively develop their own metacognition in order to help them to use their brain capacity consciously and to give them practical tools to unleash cognitive potential. My dream school would design curricula fostering awareness of
  • Meditation as a teaching tool to improve success: a basic discipline in my dream school would be me School should think about how students can learn to have « an awareness that emerges through paying attention on purpose, in the present moment, and nonjudgmentally » as mindfulness pioneer Jon Kabat-Zinnexplains. Research shows not only do students realize benefits (better grades, more self-control, less stress) from mindfulness training, they also want to practice it. Meditation as a daily discipline is not only a valuable refuge but it is also a weapon to fight anxiety, depression and anger and foster success!

 

In my dream school, students would be their own masters and integrate study materials in such a way that they would be able to teach their mates. No regurgitation would be allowed and access to the internet would be possible at any time; assessment would be on demonstrating proof of understanding and quality of reasoning. My dream school philosophy would  be to prepare students ‘for jobs that have not yet been created and problems that we don’t yet know will arise’ citing Andreas Schleiter, OECD Education Directorate.

 

Bstan *dzin rgya, m., & Hopkins, J. (2006). How to see yourself as you really are(1st Atria Books hardcover ed.). New York: Atria Books.