Archives mensuelles : mars 2015

Technologie n’est pas Innovation!

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La confusion entre outils technologique et innovation pédagogique est largement répandue et dessert l’un comme l’autre. Mettre du vin vieux dans des bouteilles neuves n’en changera ni le goût ni la couleur. J’ai pu observer des enseignants s’approprier des outils technologiques comme outils de substitution pour rester dans une pratique enseignante classique tout en se donnant bonne conscience peut-être. C’est par exemple le cas lorsqu’un enseignant utilise la messagerie électronique pour envoyer une consigne aux étudiants  ou qu’il recourt à des boîtiers de vote électronique pour remplacer un vote à main levée. L’outil technologique n’apporte dans ces cas précis rien de plus si ce n’est peut-être la (fausse) impression pour l’enseignant d’avoir évolué dans sa pratique.

Les outils technologiques servent les pratiques pédagogiques lorsque le contenu du champ disciplinaire est repensé dans une nouvelle dimension qui ne pourrait exister sans le support technologique. J’aime beaucoup m’appuyer sur le modèle SAMR de Puentedura que j’utilise dans le cadre du conseil pédagogique pour aider les enseignants à se situer par rapport aux 4 niveaux, le premier de substitution, le second d’augmentation, le troisième de modification et le dernier de redéfinition. Le niveau 4 appelé redéfinition me semble le plus intéressant car il rejoint ce que Marcel Lebrun appelle le second niveau de la classe inversée. Les activités créées à ce niveau ne seraient pas envisageables sans technologie. A ce niveau le plus élevé du modèle SAMR, les étudiants sont amenés à mobiliser les fonctions cognitives supérieures d’analyse, de synthèse, d’évaluation et de création pour reprendre la taxonomie révisée de Bloom. On peut par exemple demander à un groupe d’étudiants de créer une vidéo documentaire pour mettre illustrer des concepts fondamentaux d’un champ disciplinaire en s’appuyant notamment sur des ressources externes. Le résultat du travail fait par les étudiants sera la preuve de l’atteinte de l’objectif.

Tout comme powerpoint n’est rien d’autre qu’un outil de présentation, les avancées technologiques ne font que proposer des outils permettant de repenser les activités d’enseignement pour engager les étudiants dans la création de leur propre chemin vers la compréhension des concepts, favorisant ainsi une expérience d’apprentissage en profondeur.

Pour approfondir l’outil SAMR :

https://sites.google.com/a/msad60.org/technology-is-learning/samr-model

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‘Who owns the learning?’

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In a flipped classroom, knowledge is outsourced on the internet or on educational platforms outside the classroom offering more time in class for team-based activities fostering deeper understanding. According to Belgian educator Marcel Lebrun, the current worldly educational tsunami is creating new ways teaching and learning rethinking in-class activities. Lebrun calls this new paradigm in higher education the double hybridization, one between time and space and one between teaching and learning. In this changing educational context, I’ve identified three traps teachers should be aware of described below:

1st trap: teaching isn’t learning!
Teaching doesn’t necessarily mean that students are learning, we cannot make our students learn without their personal commitment. Faculty are expected to teach and should teach in a way fostering deeper learning. In any case, faculty have to be aware of who really owns the learning. In other words, only students own their proper learning experience and it’s faculty’s responsibility to find pedagogical strategies centred on students’ learning experience. We educators should always keep in in mind we don’t own the learning, we own the teaching!

2nd trap: to believe that students learn thanks to teaching.

There’s one crucial question faculty should ask themselves which is: ‘I do teach, but do my students learn?’ No later than yesterday, I was doing a class observation during which the professor repeated several times the explanation of the same theoretical concept. When later I asked him why he taught in a repetitive mode, he answered that he believed in the impact of repeating the same theories several times. In his view, repeating over and over the same things was the best way to make sure students would finally understand the material. Isn’t the right question about what conditions create the best learning environment rather than what strategies faculty think work best?

3rd trap:  to believe that students know what kind of learners they are!

Independent learners may know what their learning style is, nevertheless most students don’t and apply inefficient strategies for deep learning. In my opinion, it’s faculty’s responsibility to lead their students towards a better understanding of their personal learning style. Learning depends on several factors among which the material, we don’t learn in the same way a foreign language and physics. Who else than faculty can provide students with opportunities to discover their learning style in order to develop impactful learning strategies?

Who owns the learning? Who owns the teaching? The answer is obvious, students own their learning and faculty their teaching.

Pedagogy in higher education provides us with  resources to plan students-centred teaching strategies fostering on deep learning. According to me, the increase of digital literacy in education, such as the flipped classroom or MOOCs, make students’ learning experience more important than ever. Faculty should focus on effective students-centred teaching strategies and restore learning to students. I warmly recommend Alan November’s inspiring book ‘Who owns the learning?’(November, 2012)

November, A. C. (2012). Who owns the learning? : preparing students for success in the digital age. Bloomington, IN: Solution Tree Press.

 

 

Enseigner n’est pas apprendre:les 3 pièges à éviter

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Dans une classe inversée, l’externalisation des savoirs permet le transfert des connaissances à l’extérieur de la classe ou de l’amphi et libère ainsi du temps pour des activités en groupes qui vont favoriser un meilleur apprentissage. Selon Marcel Lebrun, le tsunami numérique est en train de créer de nouveaux modes d’apprentissage à distance et en présence, qu’il appelle double hybridation, celle de l’espace et du temps et celle de l’apprentissage et de l’enseignement. Dans ce contexte en changement, j’ai identifié trois pièges à éviter pour l’enseignant que je décris ci-dessous :

  • Piège no1 : enseigner n’est pas apprendre.
    Enseigner n’est pas apprendre, on ne peut rien apprendre à ses étudiants, même avec la meilleure volonté du monde et en mettant tout son cœur et son savoir. On peut enseigner à des étudiants de telle manière à favoriser un apprentissage, si possible en profondeur. L’apprentissage appartient à l’apprenant, et seul lui peut mobiliser les ressources nécessaires pour parvenir à la compréhension et à l’apprentissage.
  • Piège no2 : penser que parce que l’on enseigne, nos étudiants apprennent.
    La véritable question à se poser est, j’enseigne mais eux mes étudiants apprennent-ils ? Pas plus tard qu’hier, je faisais une observation en classe d’un enseignant qui a répété plusieurs fois la même théorie à ses étudiants. Lorsque je lui ai demandé pourquoi il m’a répondu qu’à force de répéter, la matière finirait bien entrer ! La question à se poser n’est-elle pas de savoir quelles stratégies mettre en œuvre et quelles conditions créer pour que nos étudiants expérimentent un apprentissage en profondeur ?
  • Piège no3 : penser que les étudiants savent apprendre et connaissent leur profil d’apprenant.
    Connaître son style d’apprentissage peut être le cas d’étudiants particulièrement autonomes, toutefois force est de constater que la majorité use de techniques peu efficaces pour un apprentissage en profondeur. A mon sens, il est du devoir de l’enseignant d’amener ses étudiants à comprendre quelles stratégies leur sont  les plus profitables selon leur personnalité et leur profil d’apprenant. Les manières d’apprendre efficacement dépendent de plusieurs variables, notamment des sujets étudiés. Qui mieux que les enseignants peuvent éclairer la diversité des chemins pour acquérir de nouvelles connaissances et développer de nouvelles compétences ?

L’apprentissage appartient aux étudiants, l’enseignement appartient aux enseignants. La pédagogie permet de formaliser des dispositifs pédagogiques multiples au cœur desquels se trouve l’expérience d’apprentissage. Plus que jamais, selon moi, l’étudiant a sa place au cœur de la démarche pédagogique qui doit être construite pour servir son apprentissage plus que pour mettre en valeur l’enseignement en tant que tel. Je vous recommande la lecture d’Alan November ‘Who owns the learning ?’(November, 2012)

November, A. C. (2012). Who owns the learning? : preparing students for success in the digital age. Bloomington, IN: Solution Tree Press.

 

Reflect, Reflect, Reflect…

When students have the opportunity to reflect, they experience a boost in self-efficacy and they feel more confident they can become successful students. As a consequence, they put more effort into their learning experience and achieve better results.

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Sadly, taking time to reflect seems to be less and less present in students’ learning routines. What a pity! In the last century, John Dewey was already aware of the importance of reflection, according to his famous quote: ‘we don’t learn from our experience, we learn from reflecting on our experience’

On a regular basis, almost every week, I ask my students to relfect on what they have just learned, just understood ou experienced. I ask them to write to me what they they found difficult, intriguing or on the contrary easy or even boring. Then I ask them to explain the reasons why they experienced such a feeling. I have observed among my students an increased motivation for the material and an increased trust in their ability to learn. As a result they work harder, learn better and express a higher level of satisfication. When students reflect on what they are struggling with difficult new material, it allows them to take some distance and have a broader vision of their learning experience. This process is nothing but a way to enlighten them on the meaning of why they are studying to become an engineer.

In my opinion, we should definitely take some time in our teaching to promote students’ reflection, for the three following main reasons:

  • Reflection on how we perform teaches us the kind of learner we are. I usually give a few minutes to my students to reflect upon the following questions: What do you find difficult or easy? Are there some aspects of today material you would like to examine more throroughly? Which ones? Why?
  • Reflection to create new connexions with former knowledge. I usually ask my students the following questions. ‘ In your future professionnal life as an engineer, why do you think you would need this material? In which situation? Could you think of a concrete example? In what way what I’ve just taught makes sense for your professional life?
  • Reflection to integrate new knowledge in the long run, in other words to remember the new learned material further than the examination. Doing so, faculty pulls the trigger of intrinsic motivation instead of strategic motivation, more commonly spread among students. I usually ask my students the following question: In your opinion what are the key elements you should remember in the long run? Please describe in details which ones and explain why?

I recommend the reading of David Kolb experiential learning, which in my opinion is still up to date.

(Kolb) Kolb, D. Experiential learning : experience as the source of learning and development (2nd edition. ed.).

 

May the Force be with Faculty!

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In my opinion, faculty will need 3 forces to survive the current digital tsunami in the educational world! The increase of digital literacy in education, such as the flipped classroom or MOOCs, make teachers’ role more important than ever, but under certain conditions. The outsourcing of knowledge, sometimes called ‘the digital tsunami’ (Emmanuel Davidenkoff, 2014) has radically changed faculty members’ posture in the educational world. French philosopher Michel Serres compares the digital revolution to the appearance of printing houses. According to him, our world is facing an earthquake in the relations between students and faculty, as far as knowledge, time and space are considered! The ancient classic academic posture is dead and paradoxically faculty’s role has never been so essential in education. The question isn’t anymore about knowledge transfer,’Stop transmitting, everything is on the internet’ (Michel Serres), it is rather about how to teach our students to navigate on the internet in a way beneficial to their learning experience. In my opinion, there are three inescapable facts for faculty to develop their practice at the digital era:

  • An updated mastery of one’s field of expertise is required in order to teach students how to select the right information in the outsourced knowledge. To lead students to develop skills in analysing, synthetizing, critical writing and thinking, it’s essential to rethink how to spend time with students in the classroom through complex activities mobilizing higher cognitive functions. Stand and deliver lectures are replaced with outsourced activities at home, and the time spent in the classroom focuses on learners in order to promote a deeper learning experience.
  • An updated command of digital pedagogical tools. Faculty developers play a crucial role in promoting new teaching tools and letting faculty become reflexive practitioners. Reflecting upon one’s teaching routine may result in boosting not only students but also teachers themselves. Objectors won’t have any other option but submit to it. The digital tsunami will sweep away everything whether we like it or not!
  • Faculty interpersonal skills. I am always alarmed when I see disrespectful behaviours from faculty during class observations. It happens that teachers are so absorbed by their teaching that they forget to behave properly and may even be sometimes rude towards their students without being conscious about that. In my opinion, faculty members are expected to come to class a few minutes before beginning of class in order to have time to welcome students, to greet them, to ask them how they are doing and to inquire after an absent student’s health. The lack of human bonding in a classroom is highly harmful to a good learning experience. Paradoxically, the more we include outsourced knowledge in education, the more important it is to take care of human beings, students in this case.

 

At the digital tsunami era in the educational world, only reflexive, agile and adapting faculty will survive. Faculty able to question teaching habits and change them, faculty developing new digital teaching tools, making the most of outsourced knowledge, faculty promoting human bonding in their classrooms. Faculty members acting according to the above mentioned behaviours will make a difference and prepare today students to face tomorrow increasing complex issues. May the force be with them!

References :

http://www.revue-projet.com/articles/2015-03-serres-numerique-on-a-encore-plus-besoin-du-professeur/  ‘Petite Poucette’, de Michel Serres aux éditions du Pommier, 2010

Quel a force soit avec toi, enseignant du supérieur!

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Selon moi, un enseignant a besoin de 3 forces pour survivre à l’ère du tsunami numérique ! L’essor du numérique et des dispositifs pédagogiques tels que la classe inversée rendent paradoxalement le rôle de l’enseignant plus important que jamais, mais pas à n’importe quelles conditions. Le changement de paradigme dans le monde de l’éducation du supérieur que d’aucuns appellent le tsunami numérique (Emmanuel Davidenkoff, 2014) a provoqué une externalisation des savoirs qui modifie radicalement le rôle des enseignants. Michel Serres va même jusqu’à comparer la révolution du numérique à l’apparition de l’imprimerie. Il s’agit selon lui d’un séisme entre les enseignants et leurs étudiants, leur rapport à la connaissance, à l’espace et au temps. La posture académique est devenue caduque et paradoxalement le rôle de l’enseignant devient crucial. Il ne s’agit plus de définir les savoirs à transmettre en raison de l’externalisation des savoirs, ‘arrêtez de transmettre, tout est transmis’ (Michel Serres, Petite Poucette), mais plutôt d’enseigner aux étudiants à naviguer parmi ces savoirs  et à en tirer le meilleur parti dans ce contexte nouveau. Pour y parvenir, je vois trois aspects incontournables pour l’enseignant du supérieur à l’ère du tsunami numérique :

  • Une maîtrise actualisée de son champ disciplinaire afin d’aider les étudiants à naviguer de manière éclairée dans les savoirs externalisés. Pour amener les étudiants à développer des compétences d’analyse, de synthèse et d’esprit critique, il est indispensable de repenser le temps en présentiel avec des activités d’apprentissage complexes qui mobilisent les fonctions cognitives supérieures.  L’externalisation des savoirs permet d’organiser la partie transmissive d’un enseignement de manière dirigée à l’extérieur des murs de la classe et libère ainsi du temps pour des activités centrées sur les apprenants et permettre un apprentissage en profondeur.
  • Une maîtrise actualisée des outils pédagogiques afin d’intégrer le numérique dans son enseignement. Le développement professionnel des enseignant-e-s a encore de beaux jours devant lui et c’est une bonne nouvelle ! Réfléchir à sa pratique enseignante et aux moyens d’intégrer de nouveaux modes d’enseignement a pour effet de dynamiser les pratiques et de stimuler non seulement les apprenants mais également les enseignants. Les réfractaires devront soit se plier soit changer de métier. Le tsunami numérique emporte tout sur son passage qu’on le veuille ou non !
  • Les compétences personnelles des enseignants. Je suis toujours effarée d’observer à certains moments des comportements d’enseignants que je qualifierais d’irrespectueux envers leurs étudiants. Certains enseignants sont parfois tellement absorbés par leur enseignement qu’ils en oublient des comportements élémentaires de bienséance. Prendre le temps d’arriver en classe quelques minutes avant le cours et de saluer ses étudiants, leur demander comment ils vont, s’inquiéter de l’absence prolongée d’un des leurs et faire preuve d’empathie sont des comportements élémentaires de savoir-vivre. Faire preuve d’une incompétence dans ce domaine peut être gravement préjudiciable à l’expérience d’apprentissage des étudiants. Paradoxalement, cette compétence est proportionnellement inverse à la diminution de la partie transmissive. Plus on externalise les savoirs et plus il est important de s’occuper de l’humain.

A l’ère du tsunami numérique dans le paysage de l’enseignement supérieur, seuls survivront les enseignants qui sauront s’adapter et développer des compétences solides dans la manière d’inviter leurs étudiants à tirer profit de l’externalisation des savoirs, des enseignants qui seront prêts à actualiser leur boîte à outils pédagogiques et à développer une approche humaniste dans la relation avec les étudiants. Et ces enseignants-là feront la différence ! Ils prépareront les étudiants d’aujourd’hui à faire face à la complexité grandissante du monde de demain.

Pour aller plus loin, l’article de Michel Serres dans la revue-projet et son essai’ petite poucette’ surnom affectueux qu’il donne aux jeunes qui écrivent leurs textos plus vite que l’éclair avec leurs pouces.

http://www.revue-projet.com/articles/2015-03-serres-numerique-on-a-encore-plus-besoin-du-professeur/  ‘Petite Poucette’, de Michel Serres aux éditions du Pommier, 2010

 

 

 
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Reflect, reflect, reflect…

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Prendre le temps de réfléchir est une habitude qui semble avoir tendance à se perdre chez nos étudiants.  Quel dommage! John Dewey le disait déjà au siècle passé, ‘on n’apprend pas de nos expériences, mais on apprend de notre réflexion qui porte sur ces mêmes expériences’. Je demande régulièrement à mes de réfléchir à ce qu’ils viennent d’apprendre, de comprendre ou d’expérimenter, de ce qu’ils ont trouvé facile ou difficile, et d’en invoquer les raisons. Je constate chez les étudiants qui font l’exercice, une augmentation de leur motivation pour la matière étudiée et surtout un sentiment de confiance en leurs capacité à apprendre. Il en résulte un effort accru dans leur travail et donc une optimisation de leur expérience d’apprentissage.

Réfléchir aux nouveaux sujets abordés et aux difficultés rencontrées permet de prendre du recul et d’avoir une vision plus large de son expérience d’apprentissage.

Je vois 3 raisons pour diffuser la pratique de ce temps de recul chez les étudiants :

  • Réfléchir pour apprendre à connaître son style d’apprenant. ‘Qu’avez-vous trouvé facile ou difficile dans ce que l’on vient de faire ? et pourquoi ? Souhaitez-vous que l’on approfondisse certains aspects de la matière ? si oui, lesquels et pourquoi ?’
  • Réfléchir pour relier de nouvelles connaissances à ce que l’on sait déjà. ‘dans quelle situation professionnelle, en tant que futur ingénieur, aurez-vous besoin de ces connaissances ? Pouvez-vous donner un exemple et l’expliquer ?
  • Réfléchir pour intégrer ces nouvelles connaissances à long terme, c’est-à-dire s’en souvenir. Quels sont les éléments-clé, selon vous, qu’il faut retenir de cette matière, pouvez-vous dire lesquels et pourquoi ?

Pour aller plus loin dans la réflexion, je vous recommande les travaux de David Kolb, qui n’ont selon moi pas pris une ride !

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(Kolb) Kolb, D. Experiential learning : experience as the source of learning and development (2nd edition. ed.).

 

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Interactive teaching increases students’ performance

Every student can succeed, but not all in the same way and not all at the same time

Have you ever said to a weak student, ‘I know you can make it’ and then observed measurable improvement in their work? Show your students you believe in them, try to connect with them, create a safe environment where mistakes aren’t judged but rather exploited and praised, let them know you love what you are doing, the art of teaching is about sharing a passion, it’s about opening doors and letting fresh spirits enter them! This is exactly what you can do in a flipped classroom, spend less time on the transfer of knowledge and more time on being close to students, as they say, ‘no more a sage on the stage but a guide on the side’!
Having spent some time in one of the most inspirational group of pedagogical innovation at Harvard, I can’t wait to be back on tracks, back to the beauty of teaching with new experience, new insights and the mighty power of motivation. I’ll tell you what I’ll be doing from the very first day, I’lll flip my teaching. Students will get knowledge prior to the classroom and we’ll spend our classroom time in doing challenging and highly complex activities. ‘Lectures at home and homework in the classroom’. Flipped teaching is not a method or a recipe, it’s a mindset in which faculty take the challenge to change their way of teaching and put themselves at risk! It’s about giving a chance to every student to succeed at their own pace but with tailored and specific support from their professors.

According to a recent meta-analysis comparing 224 studies, a student in an interactive learning environment is 1.5 more likely to succeed than in a stand-and-deliver lecture learning environment. Knowing that, aren’t we criminal not to teach interactively whenever it is possible?

Active learning increases student performance in science, engineering, and mathematics
Scott Freemana,1, Sarah L. Eddya, Miles McDonougha, Michelle K. Smithb, Nnadozie Okoroafora, Hannah Jordta,
and Mary Pat Wenderotha
aDepartment of Biology, University of Washington, Seattle, WA 98195; and bSchool of Biology and Ecology, University of Maine, Orono, ME 04469
Edited* by Bruce Alberts, University of California, San Francisco, CA, and approved April 15, 2014 (received for review October 8, 2013)